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# Posté le mercredi 03 juin 2009 10:36

Modifié le mercredi 09 septembre 2009 10:20

Chapitre 1: Des choix ...


Il faisait froid, les premières lueurs du jour perçaient péniblement la brume tapie paisible sur les pavés maussades tel un bloc blanchâtre qui recouvrait Moscou en ce jeudi. la basilique Basile-le-Bienheureux n'est pas encore affublée de touristes a cette heure ce qui en révèle l'infinie splendeur dans l'imposant endroit qu'est la place rouge en ce début de décembre. le gel avait redoublé d'importance les températures ne cessaient de descendre.

On pouvait aisement entendre le craquement que produisait l'approche d'un homme... un homme c'est ce que j'attendais, le c½ur battant contre ma poitrine comme les carillons de la ville battaient dans l'air environnant. Un homme! oui mais lequel? Ce vieillard là bas? Cet ivrogne, ou ce gamins? Je ne le savais pas. je ne le savais pas jusqu'à ce moment.
Une grande silhouette noire vient vers moi, je distingue un long manteau en haut duquel un visage surmonté d'une chapka grise et de bonne qualité comme la paire de gants supportant une mallette noire scellée à laquelle ce grand homme fin et aussi froid que la sibérie s'accrochait avec determination. J'ai le souffle court, de plus en plus saccadé, je ne tiens plus, il passe près de moi l'air indifférant et au moment même ou il atteint ma hauteur là ou je pourrais l'interpeller là ou je sent et j'entend sa respiration desesperement calme là ou je ne pense plus qu'a lui, il lache de manière quasi imperceptible cette mallette dans ma main et disparait d'une fason que je ne saurais vous expliquer. je restais là, là avec la mallette qui allait à tout jamais boulverser ma vie.

Je ne sais quoi faire, je suis perdu dans mes pensées qui affluent en masse, je respire profondemment et décide finalement de m'asseoir quelques mètres plus loin sur un vieux banc dégarnis qui craqua sous les pauvres 70 kilo de mon mètre quatre-vingt-trois j'enlève minutieusement le scellé blanc qui symbolise alors le dernier lien entre ce moment et ce destin que j'avais contribué a concevoir.
Je l'ouvre...et ...je ne bouge plus, je ne respire plus, je ne pense plus...a rien. Comme si le temps c'était arrête juste là sur ce banc en plein Moscou. Déjà des larmes montaient, coulaient et finalement tombaient sur des photos, Ces photos que je tient entre mes main ces photos qui montraient mon frère avec un pistolet Tokarev dans la bouche, puis la photos suivante allongé...sans vie...froid...Mort et ma fiancée Sofia ligotée, en pleur avec une coulée de sang au niveau de la bouche qui laissait imaginer quelle avait été battue. A cet instant plus rien ne comptait pour moi que de la retrouvée elle et l'ordure qui avait fait ça! Mes doigt glissaient alors sur un mot blanc manuscrit qui me donnait rendez-vous au café Pouchkine à 10 heure ce jour même. Seul.

je reprenais peu à peu connaissance et essayait de trouver une de ces idées lumineuses auxquelles je suis si peu sujet en ce moment. Il fallait dire aussi qu'avec ces histoires d'élections je ne suis plus bon à rien d'autres qu'à ma campagne. Puis là, juste là! une idée lumineuse! mais pourquoi ne pas y avoir pensé avant!? j'avais encore un vieil ami du temps ou j'était agent du KGB le seul qui me soutient encore...Vivant car l'état à vite fait de tous nous tuer si l'on s'oppose à ses idées ce qui est mon cas. Et j'ai choisis mon camp, le camp des opposants, le camp des Juste le GOD (Groupe d'Opposition à la Dictature) que je ne dirige que depuis le 26 mai de l'année 2021. Mais le fait est que si nous pouvions nous opposer a la dictature de ses 5 dernières années nous pourrions je l'espère ramener Sofia saine et sauve. je pris donc mon téléphone et appela Nikita.

# Posté le vendredi 12 juin 2009 16:44

Modifié le lundi 20 juillet 2009 09:00

Chapitre 2: ...Et des conséquences.

Les carillons sonnaient 9 heures alors que Nikita (de son surnom Nika) arrivait dans sa jeep des années 50 qui fonctionnait tant bien que mal malgré le froid. Une fois que j'eus fini de lui expliquer la situation il décida qu'il valait mieux que: contrairement à ce qui était marqué, je n'y aille pas seul il me proposa donc comme toujours un plan foireux qui comme à leurs habitudes (car en 20 ans j'ai eus le temps de les observer ceux la) risquait fort de marcher. Puis il me quitta en se dirigeant à toute hâte vers le café Pouchkine.
Quand à moi, j'essayais de garder mon calme et de me rassurer intérieurement, ce qui je dois vous l'avouer n'est pas chose aisée lorsque l'on apprend une telle chose. Il fallait que je parte en hâte chez moi pour récupérer le nécessaire que m'a demandé Nika c'est-à-dire rien de plus que mon arme, un pare-balles et surtout ma... enfin vous voyez se dont un homme a besoin pour se donner du courage. Et oui je parle évidemment de ma voiture, blindée bien sur !
En clair tout se dont une personne normale utilise au quotidien ! Vous n'êtes pas d'accord ?
Je retournais donc au Ritz Carlton ou je suis propriétaire d'une suite avec vue c'est à 5 minutes à pied du Sretenskaya, célèbre hôtel 4 étoiles de Moscou. C'est un des rares hôtels à Moscou proche des deux lieux qui incarnent le culte de la nouvelle Russie et de ma nouvelle vie. Je suis proche aussi des splendides Bains Sandunovskiye où je vadrouille régulièrement.

J'entre donc dans la suite qui me sert de refuge. Je passe furtivement la main sur le mur afin d'allumer la lumière, l'odeur du café s'entremelait avec celle de l'humidité ambiante. Je cherche dans ce capharnaüm ce qui devrait être mes clefs de voitures, à vrai dire se n'est pas si facile que cella. Je les retrouve finalement dans mon frigo, allez savoir pourquoi !? Je prend ensuite mon 9mm rangé lui dans le vase de mon arrière grand tante dont j'ai joyeusement hérité il y a quelques années de cela, il fallait bien que je lui trouve une utilité à celui la ! Mais soudain mon regard fut arrêté instantanément sur la porte de ma chambre. Ouverte ! Bien sur pour vous ça ne défierait pas la chronique mais mes rares amis me connaissent un léger toc qui fait que je passe mon temps a les fermés ces porte. Puis un bruit une lampe cassée exactement, je charge donc mon arme presque machinalement et me dirige vers ma chambre. Mon arme, bien plus courageuse que moi se proposa de passé la premiere ce qu'elle fit, se fut ensuite mon tour mais à magrande surprise il n'y avait rien.

-Ohé ! il y à quelqu'un ? ais-je dis d'une naïveté aberrante (car si quelqu'un il y avait je ne suis pas certain qu'il me réponde).
Je siffle, et là plus de succès un "Wouf" se fit clairement entendre dans ma penderie. Et là un chien blanc-gris, mon chien blanc-gris sorti de sa cachette.
-Salut toi ! mais qu'est-ce que tu fait là ? Donne moi ça !
Je pris la lettre qu'il portait à son collier et commença ma lecture avec un bon verre de Belvedere (la seule vodka disponible sous le manteau en ce moment).

Cher Nickolaï,
Lorsque tu lieras cette lettre je serrais certainement déjà très loin. Je pars en direction du Sud-Ouest vers Le Conglomérat Trans-Alpin de Suisse. Tu sais c'est un des derniers refuges accessibles en ces temps de troubles, Ils ne laissent pas passer tout le monde. Aussi j'espère pouvoir bénéficier de l'asile politique. Je devrais pouvoir y retrouver tes cousins et ta tante. Mais la personne que j'aimerais voir avant tout c'est toi tu le sais ! Pourquoi t'en téter ? tu sais pertinemment que la Russie ou du moins ce qu'il en reste est perdue comme ta cause aussi juste soit elle.
Je te laisse Shifty c'est ton chien après tout, il ne pouvais pas me suivre et je ne trouvais plus les moyens de l'entretenir après la descente de la police politique du mois dernier. J'ai aussi pris le sandwich qui restait dans ton frigo et à ce propos tu devrais faire plus attention a ce que tu mange.
Prends soin de toi mon garçon .

Ton père qui t'aime.


-Oh non pas le sandwich ! Je n'avais plus que ça... tant pi c'est pas grave j'avais pas faim après tout !
-Bon vient avec moi toi! Mais attention ça va être très dangereux alors tu resteras dans la voiture d'accord ?
Il acquiesça enfin d'un signe de la patte, à moins qu'il voulais jouer je ne sais pas trop. mais bon il est embarqué avec moi maintenant et il n'y a aucune possibilité de retour en arrière.
Je sorti dans la rue accompagné de mon chien qui paraissait au mieux de sa forme, il frôlait délicatement la neige de ses pattes longilignes comme s'il avait été en chasse. La rue était déserte, même si cela était comprehensible depuis le début des bombardement Américains sur la ville, ça me fait toujours le même effet de ville fantôme. Enfin mon majordome emmena ma voiture, il descendit et me donna les clefs, puis me dit de son accent français:
-Monsieur Davidovitch je souhaitais vous faire part de ma démission. Depuis que la Russie a declaré la guerre à la France, l'ambassade m'a vivement conseiller de fuir vers l'Ouest, ce que je vais faire...
-Bien Alfred ne vous en faites pas je comprends parfaitement vous serviez mon père, pas moi.
-Mais ce fut un réel plaisir. Bonne chance a vous, me dit-il. Ah oui, j'allais oublier, votre père m'a demander de vous remettre ceci. Au revoir Monsieur.

Il me remis l'enveloppe qu'il tenait et parti prendre un taxi qui l'attendait.
j'entrepris d'ouvrir cette enveloppe lorsque soudain les sirènes d'alarme du Kremlin retentirent dans la ville, les Américain lançaient leur troisième salve de missiles du mois. Le peu de personnes qui étaient dehors accoururent vers les abris comme le conseillaient les militaires. Je restais dehors car je savais que leur missiles sont bien assez puissants pour déterrer les abris. Les nuages furent soudains éclairé de lueurs rouge, puis jaunes. Ils furent enfin transpercés par de longs missiles fonçant vers la ville.
J'en avait l'habitude mais cette fois ci j'avais l'étrange sensation que quelque chose clochait ! Vous savez ce genre de sentiment qui vous paralyse de peur, qui vous scotch litteralement au sol, et mes craintes étaient malheureusement fondées...


Les missile ne furent pas comme a leurs habitudes détruits en vol par notre armée de l'air (pour ceux qui s'approchent du Kremlin en tout cas). Ils s'habatirrent sur la Place rouge dans un grondement incomparable, le sol tremblait, les murs s'effondraient sur eux mêmes, l'onde de choc fut d'une violence telle que je m'écroulais pitoyablement sur le sol comme l'être frêle qu'est un homme dans de telles circonstances.3 La fumée envahie la ville en quelques secondes tout paraissait ralentis, comme si l'on avait "appuyé sur pause" je ne ressentait plus alors qu'un effrois atroce. puis au bout de quelques minutes la ville retrouva son calme. Plus rien ne bougeait, je me releva avec peine, la fumée disparu pour laisser place a une scène de terreur et de désarroi à laquelle je ne pouvait me défaire

Il ne restait rien! non rien! la ville était à feu et à sang des corps gisaient un peu partout des personnes hurlaient à la mort en voyant qu'ils ne leur restaient plus qu'une jambe ou pire encore. Une femme tenait son enfant dans ses bras, elle ne se rendit même pas compte qu'il était mort. Face à ce désastre je me mis a genou et pleura de tout mon corps en voyant ma ville, ma vie, mes voisins, mes amis dans un état si proche du cauchemar.








































# Posté le lundi 15 juin 2009 15:37

Modifié le samedi 19 septembre 2009 08:03